Vous avez adhéré à un contrat de sécurisation professionnelle après un licenciement économique, et vous retrouvez un emploi avant la fin du dispositif ? Vous pouvez avoir droit à la prime de reclassement CSP. Cette aide récompense un retour rapide à l’activité. Voici son montant, les conditions à remplir, son calcul, son versement en deux fois et la démarche à ne pas oublier.
En résumé
- La prime de reclassement récompense la reprise d’un emploi durable avant la fin du contrat de sécurisation professionnelle.
- Conditions : percevoir l’ASP, un an d’ancienneté, reprendre un emploi salarié d’au moins six mois avant la fin du 10e mois.
- Le montant atteint 50 % des droits ASP restants au moment de la reprise d’emploi.
- Versement en deux fois : la moitié à la reprise, le solde trois mois plus tard si le poste est conservé.
- La demande doit être déposée dans les 30 jours suivant la reprise, sinon le droit peut être perdu.
Qu’est-ce que la prime de reclassement CSP ?
Le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) s’adresse aux salariés licenciés pour motif économique dans certaines entreprises. Pendant le dispositif, le bénéficiaire perçoit l’allocation de sécurisation professionnelle (ASP) et bénéficie d’un accompagnement renforcé vers l’emploi. La prime de reclassement CSP intervient lorsque la personne retrouve un emploi durable avant le terme du dispositif : c’est un coup de pouce financier destiné à encourager cette reprise rapide.
Quelles conditions pour bénéficier de la prime de reclassement CSP ?
L’accès à la prime suppose de réunir plusieurs conditions cumulatives :
- percevoir l’ASP dans le cadre d’un CSP en cours ;
- justifier d’au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise qui a procédé au licenciement ;
- reprendre une activité salariée d’au moins six mois ;
- reprendre cet emploi avant la fin du 10e mois du CSP.
La reprise d’activité doit s’inscrire dans le projet de reclassement défini avec le conseiller. Ces conditions expliquent pourquoi la prime concerne les retours à l’emploi les plus rapides.
Comment est calculé le montant de la prime de reclassement CSP ?
Le calcul est simple : le montant correspond à 50 % des droits à l’ASP restants au moment où vous reprenez l’emploi salarié. Plus vous retrouvez du travail tôt, plus le reliquat de droits est important, et plus la prime est élevée. À l’inverse, une reprise plus tardive réduit mécaniquement le solde, donc la prime. Concrètement, demandez à votre conseiller le solde de droits ASP au jour de l’embauche : c’est la base du calcul.
Versement en deux fois : 1er et 2e versement
La prime de reclassement CSP est versée en deux temps :
- 1er versement : la moitié de la prime à la reprise de l’activité ;
- 2e versement : le solde trois mois plus tard, à condition que vous soyez toujours en poste.
Le second versement est donc conditionné au maintien dans l’emploi. Si le contrat est rompu avant l’échéance des trois mois, le solde peut ne pas être versé. Pensez à relancer votre conseiller si le 2e versement tarde au-delà du délai annoncé.
Prime de reclassement CSP et création d’entreprise
La prime de reclassement vise une reprise d’emploi salarié. En cas de création ou reprise d’entreprise, elle ne s’applique donc pas en tant que telle. D’autres dispositifs prennent le relais, notamment l’aide à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE) et le maintien partiel de l’allocation. Avant de vous lancer, faites le point avec votre conseiller pour choisir l’option la plus avantageuse selon votre projet.
La prime de reclassement CSP est-elle imposable ?
En principe, la prime de reclassement est soumise à l’impôt sur le revenu, comme un complément de ressources lié à la reprise d’activité. Elle n’est pas assimilée à un salaire au sens des cotisations sociales classiques. Le traitement fiscal exact pouvant varier, vérifiez le montant prérempli sur votre déclaration ou auprès de France Travail avant de valider votre avis d’imposition.
Refus de la prime de reclassement CSP : que faire ?
Un refus tient presque toujours à une condition non remplie :
- emploi repris de moins de six mois ;
- reprise après la fin du 10e mois du CSP ;
- demande hors délai (au-delà des 30 jours) ;
- ancienneté insuffisante dans l’entreprise d’origine.
En cas de refus que vous estimez injustifié, demandez le motif par écrit, rassemblez vos justificatifs (contrat, attestation d’embauche, dates) et sollicitez un réexamen auprès de votre conseiller, puis, si besoin, la médiation de France Travail.
FAQ : prime de reclassement CSP
Quel est le montant de la prime de reclassement CSP ?
50 % des droits à l’ASP restants au moment de la reprise d’un emploi salarié.
Quand a lieu le 2e versement ?
Trois mois après la reprise, à condition d’être toujours en poste.
La prime est-elle imposable ?
En principe oui, au titre de l’impôt sur le revenu ; vérifiez le montant prérempli sur votre déclaration.
Que faire en cas de refus ?
Demander le motif par écrit, réunir les justificatifs et solliciter un réexamen auprès de France Travail.
Quel délai pour la demander ?
Dans les 30 jours suivant la reprise d’emploi. Au-delà, le droit peut être perdu.
Les règles et montants peuvent évoluer. Vérifiez votre situation auprès de votre conseiller et sur les sites officiels France Travail et Unédic. Vous avez bénéficié de cette prime ? Partagez votre expérience en commentaire.

